Nouvelles conditions d’utilisation de WhatsApp : qu’est ce qui change pour les professionnels de santé ?

L’application de communication WhatsApp a annoncé cette semaine une évolution de ses conditions d’utilisation et de sa politique de confidentialité. A partir du 8 février, les utilisateurs de l’application se verront obligés d’accepter ces nouvelles conditions sous peine de ne plus pouvoir utiliser le service à terme.

Quels sont les changements en question annoncés par WhatsApp ?

On peut lire dans les conditions d’utilisation la phrase suivante : “Nous (Facebook) pouvons utiliser les informations que nous recevons d’eux (WhatsApp), et ils peuvent utiliser les informations que nous partageons avec eux, pour aider à exploiter, fournir, améliorer, comprendre, personnaliser, soutenir et commercialiser nos services et leurs offres“. 

Concrètement des données telles que les noms, les images de profil, le numéro de téléphone de l’utilisateur ou de ses contacts pourront être partagées avec les autres entités du groupe Facebook (Facebook, Instagram, Messenger…). 

Cela ne signifie pas pour autant que le contenu des messages échangés est partagé avec Facebook. En effet l’application utilise le chiffrement de bout en bout ce qui garantit que vos messages ne peuvent être vu que par le destinataire. 

 

Quels impacts pour les professionnels de santé ?

L’ambition du groupe Facebook est clairement de développer les publicités et les achats sur WhatsApp, sur la base des informations collectées.

A court terme, il est à parier que ces changements n’auront pas d’impacts visibles pour les utilisateurs. L’impact de ces changements ne sera pas non plus “réglementaire”, puisque l’usage de WhatsApp est d’ores et déjà interdit par la réglementation sur les données de santé (cf notre article sur le sujet).

A moyen terme, il y aura des publicités dans WhatsApp. On peut imaginer que cela fera un peu “bizarre” d’échanger des photos de plaie, et d’avoir à côté une publicité pour de la crème hydratante ou des pansements…

Il est surtout essentiel de prendre conscience des informations que collecte Facebook sur la santé via ces changements graduels. Certes, le contenu des messages ne sera pas exploité, au moins à court terme. Mais comme souvent, les plateformes numériques n’ont pas besoin d’accéder à ce contenu directement pour avoir des informations extrêmement précises : si un patient se met à échanger très régulièrement avec son oncologue et fait des recherches sur internet à propos de problèmes urinaires, Facebook n’a pas besoin de lire le contenu des échanges pour faire l’hypothèse que le patient a un cancer de la prostate…

La question est donc la suivante : souhaite-t-on confier nos données de santé à ce type d’acteurs ?

 

Utilisez idomed pour échanger des données de santé

idomed a justement été créé pour pallier ce risque. Nous vous proposons une application aussi fluide que Whatsapp, qui garantit la sécurité de vos données et de celles de vos patients. 

 

Conçue pour répondre aux besoins des professionnels de santé, notre messagerie vous permet d’avoir ainsi une application dédiée à vos échanges professionnels et ainsi : 

  • d’entrer en contact avec des professionnels sans avoir leur numéro, 
  • de régler vos notifications selon votre disponibilité
  • de ne pas stocker des images dans la galerie photo de votre téléphone.

Idomed est accessible gratuitement, et sans engagement.

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